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2008-2009: Recherche-Action auprès de Hortis sur le développement d'un nouveau modèle économique

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La société Hortis est une SSII basée à Genève. Fondée par deux associés ayant un profil plus commercial que technique, elle emploie aujourd'hui 37 collaborateurs. Son chiffre d'affaire 2007, de près de 4 millions d'euros, est constitué à hauteur de 50% par le développement, de 30% par la maintenance et 20% par le consulting.

Jusqu'en 2004, Hortis avait une activité classique de SSII, à savoir le développement d'applications logicielles reposant sur le modèle traditionnel de solutions propriétaires. Depuis, elle est confrontée comme beaucoup d'entreprises de ce type a un double questionnement : Comment différencier son offre dans un marché où l'intensité de la concurrence remet en cause la rentabilité sur le long terme du modèle économique classique des SSII ? Comment attirer, retenir et structurer le potentiel de connaissances et de compétences que représentent les collaborateurs ?

Afin de se différencier de ses concurrents et de suivre ce que ses dirigeants ont perçu comme une évolution structurelle du marché, Hortis privilégie désormais le développement des offres de services commerciales basées sur la distribution de logiciels sous licence open source. Cette nouvelle activité commerciale concerne déjà 5 applications différentes distribuées en licence GNU-GPL ou en licence non restrictive. Le point commun à ces projets, et qui en fait leur originalité, est qu'il s'agit initialement d'applications informatiques que les organisations clientes citées ci-dessus avaient elles-mêmes développées en interne pour leurs propres besoins. Au fil du temps et des multiples versions visant à répondre à des besoins exprimés toujours plus nombreux, ces applications ont été victime du syndrome "usine à gaz" rendant d'autant plus difficile et couteuse leur maintenance. Un des arguments commerciaux d'Hortis quant à l'idée de faire migrer ces applications sous licence open source, a été de tabler, du fait du recours à la communauté du libre, sur une réduction de ces coûts. La plus-value de la SSII est donc de servir d'intermédiaire dans la gestion de cette externalisation d'un nouveau genre. Cette notion d'intermédiation prend tout son sens dès que l'on sait que de nombreuses entreprises renoncent à adopter des solutions open source par crainte de devoir créer un poste d'informaticien en charge de la gestion devant en être faite. L'investigation faite auprès de Hortis dans un premier temps, puis auprès ses entreprises clientes dans un second temps, a permis l'identification des déterminants économiques, stratégiques, organisationnels, socio-politiques et technologiques à partir desquels une offre de services basée sur l'économie du logiciel libre gagne désormais à être adoptée par les SSII.
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